"La Gazette"


Suite de l'article de "La Gazette" du 6 mai 2014...

Séquence Gallo-Romaine

La Gazette a fait la sortie de Dimanche dernier avec le sympathix et amical groupe IV.
Le programme annonçait l'ascension d'une voie romaine qui permettait, il y a un peu plus de 2 000 ans, aux Romains et Gaulois des Vénètes (Vannes) de rejoindre Rédons (Rennes).

photo bordure
Voie Romaine d'Armorique


Bien aligné et lancé en ordre de bataille dans la descente après St Guyomard, alors qu'il venait de traverser la rivière "Claie", le groupe s'est soudainement trouvé désorganisé. La première ligne a foncé tout droit, la deuxième et troisième ont suivi, la quatrième et cinquième ont fait demi-tour, la dernière a tourné à gauche et le chef Marcix s'égosillait en hurlant : "à gauche, à gauche, bordel !" Bref, La Gazette, qui de la queue de peloton, se retrouvait en tête perçut le spectacle comme digne des batailles d'Astérix contre l'inspecteur général Lucius Fleurdelotus dans "Le Tour de Gaule d'Astérix". (1963)

Les Romains devaient connaître le cordeau pour faire des voies aussi rectilignes dans un paysage aussi tourmenté, mais ils ne devaient pas connaître ni le niveau, ni le rabot. Pas question de contourner les bosses en suivant les vallées, ils ont taillé tout droit et cela fait mal aux jambes. Ah par Toutatis ! s'ils avaient connu le birota ! (vélo - deux roues en latin).

Les côtes sont difficiles, mais les descentes ne sont pas de tout repos. On s'est fait secouer comme rarement dans la région !. Pourquoi ?

On ne peut faire que des suppositions. Il apparaît en effet qu'il existait différentes techniques de construction selon la destination des voies (1).
Schéma bordure
Cependant toutes ont en commun de reposer sur de solides fondations en pierres parfois recouvertes de sable ou de terre, ou alors de larges pierres plates, notamment aux abords des villes. On peut donc penser que ce revêtement bosselé très particulier et désagréable en vélo serait dû aux fondations en pierres de la voie quelque peu disjointes après 2000 ans de service.

Au sortir de la voie, à la croisée d'un chemin, histoire de se remettre... les idées, en place nos vaillants Gaulois, ont improvisé une pause, que l'empereur romain Vespasien aurait certainement appréciée.

Alea jacta est ! (Le sort en est jeté !)

JY Le Personix

(1)- "La distance minimale entre les deux était d'environ 2,50 mètres. La plupart du temps, cependant, elle était de 4 mètres, voire plus dans les virages. En ajoutant des chemins de chaque côté, la largeur totale pouvait atteindre 10 mètres. L'étape suivante consistait à retirer la terre entre les deux tranchées pour former un fossé. Une fois qu'on avait atteint le roc, on superposait trois ou quatre couches de matériaux différents : une fondation de grosses pierres ou de gravats, une strate de gravillons ou de pierres plates qu'on liait parfois à du mortier et enfin un revêtement de graviers pilés ou de pierres concassées."

Sources : gallica.bnf.fr - Société Polymathique du Morbihan.
En savoir plus : Fouille du site d'Allaire en 2004-2005 - INRA.



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